5% des conjoints partent avec un contrat en poche. (article 2/3)

Ceci est le 2ième article d’une série de 3 articles sur le sujet…

Seuls 5% des conjoints d’expatriés partent avec un contrat signé (source « Partir vivre et travailler à l’étranger » par Laurence de Percin). Comment les imiter?

Avant l’action, encore un peu de réflexion!
Pour poursuivre votre carrière sur place, je vous proposais, dans le premier article, de réfléchir soigneusement à votre projet professionnel en expatriation, de faire un point sur vos compétences, et de réaliser une étude du marché de l’emploi local.

Ceci étant fait, je vous invite maintenant à vous informer sur l’aspect juridique du travail à l’étranger (Visa de travail, votre statut de travailleur) et les principaux organismes qui fournissent du travail aux expatrié français.

 Avez-vous le droit de travailler ?
Pour travailler dans l’UE, vous obtiendrez un permis de séjour renouvelable. Pour les autres pays, vous devrez demander une autorisation de travail (visa) auprès du consulat du pays d’accueil. Les coûts et les délais sont variables. Prenez le temps de vous renseigner et commencez les démarches le plus tôt possible.

 Quels sont les statuts du travail en expatriation?
Selon votre contrat de travail, vous n’aurez pas le même salaire, ni les mêmes avantages sociaux (chômage, retraite, couverture maladie,…).
Dans la pratique, vous pouvez avoir le statut de…

Détaché
Vous restez juridiquement lié à votre entreprise d’origine en France. C’est comme si l’entreprise “prêtait” un employé à une filiale ou une autre entreprise. Dans les faits, vous avez déjà un contrat de travail dans une entreprise française, vous avez réussi à vous faire envoyer dans une filiale pour une durée déterminée. Vous signez un avenant au contrat de travail (lettre de détachement), votre statut social est inchangé. C’est plus le plus simple!

Expatrié de droit français
Le principe est semblable à celui de détaché. Vous avez un contrat avec une entreprise française, un “avenant d’expatriation” est ajouté à votre contrat. Si vous êtes recruté pour partir, vous signez directement un contrat de travail international. Les clauses de l’avenant sont négociables: c’est le
“package” d’expatriation (prise en charge à négocier des frais de logement/ transport/ scolarité/ cotisations retraite/ mutuelle/….). Votre statut social change, vous dépendez de votre pays d’accueil. Toutefois, vous pouvez continuer de cotiser en France à la retraite/ sécurité sociale/ chômage, volontairement ou par le biais de votre entreprise.

Salarié sous contrat local
Vous avez les mêmes droits et le même salaire qu’un employé local, ni plus, ni moins. Vous bénéficiez de la protection sociale locale. En 2005, 22% des salariés avaient un contrat français et
44% un contrat local (source: TNS Sofres 2005). Le pourcentage d’emploi local est certainement plus élevé parmi les conjoints expatriés car c’est plus facile de trouver un emploi en contrat local.

Travailleur indépendant
Vous pouvez
créer une entreprise sur place. Cela demande cependant une bonne connaissance du pays d’accueil pour s’y retrouver dans les démarches administratives. Il vaut mieux aussi préparer un projet solide, bien ficelé avant de vous lancer, encore plus que pour une création en France! Cette solution est plutôt choisie par des expatriés déjà sur place depuis quelques mois voire quelques années.

Si vous choisissez de travailler en ligne, de fournir des prestations via internet (ex: conseils, formations, création de sites, traductions…), vous pouvez créer votre entreprise en France, ou continuer avec celle que vous avez déjà créée. Vous travaillez pour vos clients avec votre ordinateur, votre téléphone. Vous facturez vos clients depuis la France (vous devez avoir une adresse en France afin d’être rattaché à un centre administratif), vous payez vos charges sociales normalement. Fiscalement, vous devrez payer des impôts en France sur les revenus de cette activité.

Si vous effectuez des missions à l’étranger en tant que consultant ou formateur, vous pouvez aussi explorer les solutions proposées par le portage salarial.

Fonctionnaire
Vous êtes fonctionnaire? Le ministère des affaires étrangères et européennes recrute chaque année des fonctionnaires, des agents contractuels, des assistants techniques, des vacataires… Les contrats sont en principe de 2 ans.

Quels sont les employeurs potentiels?
En voici une petite liste… Et j’en oublie surement!

  • Les entreprise françaises ou avec des contacts avec la France
  • Les administrations françaises: consulats, ambassades
  • Les organismes internationaux: ONU, OTAN, FAO, Union Européenne….
  • Les écoles françaises et internationales
  • Les instituts français, les centres culturels
  • Les alliances françaises

N’hésitez pas à compléter cette liste, en laissant un commentaire.

 Avez-vous pensé aux ONG ou volontariat international ?
C’est une autre voie possible pour travailler à l’étranger.

Les ONG sont nombreuses. Vous devrez d’abord rechercher via le net les ONG présentes localement. Vous pouvez ensuite proposer directement votre candidature.

Les VIA (Volontariat International en Administrations) et VIE (Volontariat International en Entreprise) s’adressent aux jeunes de 18 à 28 ans. Les missions durent de 6 à 24 mois, sont peu payées… mais sont une belle opportunité de travailler à l’étranger !
Les VIE sont sur le site
d’Ubifrance
Les VIA sont sur le site d’information spécial VIA de
Civiweb.com

 Un coup de pouce…
Selon 84% des conjoints interrogés, leur carrière est affectée par le départ en expatriation (source: étude de Permit Fondation, 2009). En prenant le temps de réfléchir à vos possibilités de travail sur place, vous aurez davantage de pistes possibles pour continuer votre carrière … même si c’est souvent dans une direction un peu différente.

N’hésitez pas à contacter un coach d’expat pour vous donner un coup de pouce. Avec un professionnel, vous avez l’occasion de faire le point et vous serez encouragé à agir dès maintenant pour augmenter vos chances de trouver un travail sur place.
Bonne chance dans vos recherches!

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